Dans l’imaginaire collectif, être célibataire est mal perçu, comme si on ne pouvait être entier en étant solo. Pourtant, j’y vois une opportunité d’aller à la découverte de ce qui compte vraiment pour moi. Je n’ai aucune envie de replonger dans une relation pour le moment.
Quand j’étais en couple, j’avais tendance à me faire passer au second plan. Ayant des revenus moindres dans le couple, j’avais l’impression d’avoir une « dette » envers mon conjoint, de devoir faire plus pour compenser les finances que je n’apportais pas, au détriment de ce qui était important pour moi. Au final, je me retrouvais dans une relation qui n’avait plus de sens pour moi, le tout saupoudré d’un manque de confiance en moi. Pourtant, 10 ans de vie commune ont apporté quelques étincelles de changement.
Après avoir participé au salon Profession’L, l’idée de mettre de la cohérence dans ma vie a germé. J’ai alors travailler sur mes valeurs personnelles, celles qui mettent en marche mes actions. Pendant 10 ans, chaque tentative d’amorcer un changement en mon âme et conscience a été réprimé par ma vie de couple, mais je ne le comprends qu’aujourd’hui… Le dernier déclencheur ? Mon inscription au veggie challenge de L214. Quand j’ai commencé à m’intéresser au sujet du véganisme il y a quelques années, je me suis retrouvée confrontée au fait que je n’avais pas la part la plus importante du budget familial à la maison, que je n’étais pas autonome financièrement et que Monsieur ne pouvait se passer de sa quantité quotidienne de protéines animales. J’ai fait des concessions pour ma vie de couple, et puis au fur et à mesure, j’ai lâché prise. Bien sûr, j’ai réduit ma consommation de viande. Mes repas étaient exclusivement végétariens le midi. Mais occasionnellement, je partageais le repas carné du soir. Et puis, à l’époque, j’avais voulu révolutionner tout mon univers : l’alimentation, l’écologie, la spiritualité, … Bref, trop de choses à assimiler d’un bloc et qui avait eu raison de ma bonne volonté.
Aujourd’hui, maintenant que l’idée de cohérence a germé dans mon esprit, reprendre mon alimentation est un sujet qui revient sur le tapis.
Dans mon mode d’éducation, j’essaie de transmettre à mon fils la valeur suivante :
« Fais ce qui te rend heureux, tant que ça ne fait de mal à personne. »
Comment lui montrer le bon exemple si des animaux souffrent pour que je reste en vie. Voilà pourquoi le véganisme m’apparaît comme cohérent à mettre en place dans ma vie. Il respecte mes valeurs personnelles tout en faisant ce que je peux à mon niveau pour faire du bien à la planète. Je compte faire ma transition en douceur, en intégrant la modification de mon alimentation un pas à la fois. Changer ses habitudes ne se fait pas instantanément, le tout étant de ne rien lâcher, et cette fois-ci, je compte bien aller au bout.
