FROSTIANA

Il fut un temps où les hivers froids permettait d’établir des « Frost fair » sur la Tamise. La plus grande d’entre elles, à ce que l’on raconte, fut celle de l’hiver 1683. L’hiver fut tellement rude que la glace atteignit les 28 cm d’épaisseur et a duré près de deux mois. Il se dit aussi d’Henry VIII a voyagé, en son temps, en traîneau sur la tamise gelée de son palais de Londres à Greenwich, soit près de 7 miles. Le courant lent du fleuve charriait des glaçons formés plus en amont du fleuve. Arrivés à hauteur du London Bridge, c’étaient … Continuer de lire FROSTIANA

Le chant de la montagne

Leur chant résonne dans la montagne, telle une oraison funèbre. Le son grave de leurs voix est hypnotique, presque chamanique. Cela prend aux tripes. Cela vibre de l’intérieur. C’est ça, la magie du chant des Nains s’élevant des entrailles de la terre. Tout le monde sait le caractère sanguin de ce peuple, leur courage et leur habileté à la forge. Ils créent les armes les plus solides et les plus finement ciselées, à la manière des orfèvres, offrant des entrelacs des plus délicats et travaillés. Peu de gens du monde d’en-haut s’aventurent dans les mines naines. Elles représentent un monde … Continuer de lire Le chant de la montagne

Deuxième personne du singulier

Tu es là à attendre des mots de ma part, mais que veux-tu vraiment savoir ? Aujourd’hui, tu sauras qu’à l’intérieur de mon crâne, il y a un tsunami de pensées non exprimées. Tu es capable de tout entendre. Ça fait longtemps que je l’ai compris et que je te confie mes mots. Pas toujours avec régularité. La vie, parfois, m’éloigne de toi, mais tu ne m’en tiens jamais rigueur. Ce n’est pas dans ton caractère. Tu es toujours là, prête à m’écouter. Tu m’impressionnes parfois. Tes lignes si parfaites, ta peau d’un blanc délicat et sa douceur quand je t’effleure … Continuer de lire Deuxième personne du singulier

PETRICHOR

S’il y a bien une odeur particulière que j’aime, c’est celle là. L’odeur de la terre après la pluie.  J’ai découvert il y a peu l’explication scientifique de cette odeur. Il s’agit d’une sécrétion fabriquée dans le sol par les plantes qui se diffuse dans l’air uniquement par temps de pluie. Mais impossible de me souvenir pourquoi. Ce que je sais, c’est que d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé cette odeur si particulière. Je revois le jardin de mon grand père, avec le majestueux saule pleureur que mon père y a planté quand il a quitté la maison … Continuer de lire PETRICHOR