Chronique de déconfinement

Les premiers pas dehors, à plus d’un kilomètre de la maison, ont servi à ravitailler le matériel d’art qui s’était épuisé pendant les 50 jours d’enfermement, l’Ado était en manque de feutres à alcool. J’ai pu marcher à pieds nus dans l’herbe. Enfin ! Le parc à côté de chez moi à réouvert. Un plaisir d’y passer le matin et de se poser devant le plan d’eau pour méditer. Avec la reprise de Mondial Relay, j’ai remis en route Vinted. J’ai enfin reçu mes chaussures commandées en mars et mes livres sur les styles de mobilier réservés en confinement. J’ai passé un week-end à la campagne et j’ai été choquée du bruit de la ville en rentrant. J’ai baissé ma garde émotionnelle et mon cœur s’est mis à battre la chamade. L’Ado a redécouvert les joies du supermarché. J’ai goûté le thé vert à la fleur de cerisier. Un délice. Toujours pas de nouvelle de mon futur emploi en résidences vacances, mais les congés d’été sont maintenus, alors ça devrait bien se passer. J’ai découvert l’Art nouveau, j’ai maintenant envie de découvrir Bruxelles et le travail d’Horta sur place. Mon fils a enfin eu son masque pour sortir, il était temps que je m’y mette. J’ai découvert un carrelet de l’intérieur. C’est étrange de se retrouver sur pilotis au bord de la Garonne, mais c’était un vrai plaisir. J’ai écris une longue lettre, genre 10 pages, et je l’ai postée, à l’ancienne. Mon correspondant est impatient de la recevoir. Le soleil s’est mis à briller très fort, et il a fait chaud, trop chaud pour moi, j’en ai fait un malaise en sortant du supermarché. Avec le confinement, je n’ai pas pu refaire mon dressing pour l’été, alors que j’ai perdu deux tailles depuis cet hiver. On prend l’habitude de se faire des « check du coude ». L’idée de la « bise Bluetooth » me plaît bien aussi. Mon shampoing vegan à la banane sent trop bon, même s’il n’est pas adapté à mes cheveux. Mais il sent trop bon. J’ai réalisé que je n’avais pas vu l’océan depuis deux ans. J’ai revu La Belle Verte, toujours un plaisir. J’ai fêté mon dixième anniversaire girondin. L’Ado a pu nourrir des poules, il était aux anges. Nous avons reçu des masques dans la boîte aux lettres, mais ils étaient adressés uniquement aux anciens colocataires… J’ai retrouvé mon diffuseur d’huiles essentielles, alors que je suis à cours d’encens depuis plus d’un mois. Je me dis que m’offrir un stylo plume est une bonne idée, vu tout ce que j’écris ces derniers temps. Je me suis rendue compte que mes exercices de visualisation m’apportent ce que je demande, pas forcément toujours comme je l’attendais, mais d’une belle manière quand même. Tant que je n’ai pas repris le travail, le temps est encore pour une bonne partie confiné à la maison, mais cette slow life est un vrai plaisir.

Si tu sors, n’oublie pas ton masque, moi je file prendre un bon bain chaud.

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