Loin de la foule déchaînée de Thomas HARDY

Il est difficile pour une femme d’exprimer ses sentiments dans un langage presque entièrement formé par les hommes pour exprimer les leurs.

Avec la reprise de la lecture, je me suis retrouvée perdue au milieu des rayons de la librairie, ne sachant que choisir pour être sûre de prendre plaisir à lire. Après la saga des sept sœurs de Lucinda RILEY, j’ai essayé un autre de ses romans, mais je n’ai pas été prise dans l’histoire et après trois ou quatre chapitres, j’ai abandonné. Et puis est apparue sur mon fil instagram La box Kube. Le principe est simple, tu choisis ta formule d’abonnement, tu remplis toutes les informations nécessaires, et tu reçois chaque mois un livre choisi par un libraire selon tes critères. Si le concept te séduit, c’est pas là que ça se passe.

Pour ma première box, j’ai reçu le roman de Thomas Hardy : Loin de la foule déchaînée. Ce qui tombe bien, c’est que j’avais le film dans ma liste à voir récemment.

Roman paru en 1874, il raconte l’histoire de Bathsheba Everdene, jeune héritière d’une ferme dans la campane anglaise victorienne. Autour d’elle gravitent Gabriel Oak, humble berger qui entre à son service après avoir perdu son troupeau, William Boldwood, son voisin qui se découvre une passion dévorante pour la demoiselle après un billet de Saint Valentin et Francis Troy, sergent dans l’armée anglaise et rencontré au détour d’un chemin la nuit. Bathsheba est une femme libre et indépendante qui se consacre à la gestion de sa ferme dans le Wessex. Elle est vaniteuse, impulsive, gère au mieux ses affaires et assume ses erreurs au milieu d’un monde dominé par les hommes. C’est avec plaisir que je l’ai suivie dans les méandres amoureux de son histoire.

J’ai été charmée par les mots de Thomas Hardy. Il offre de magnifiques descriptions des décors, des sentiments, mais je me suis sentie parfois un peu perdue dans la construction du livre. A certains moments, le passage d’une scène à l’autre est un peu trop brutal, mais on raccroche facilement les wagons et cela reste plaisant à lire.

Une fois la lecture terminée, j’ai bien sûr regardé le film, réalisé par Thomas Vinterberg. J’avoue que là, je suis restée sur ma faim. Le film est beau, les décors magnifiques et les acteurs relativement bien choisie. Ce qui m’a gênée, même si une grande partie du roman est présente, c’est le survol de l’histoire. Rien n’est assez approfondi et je me demande ce que comprend les spectateurs en ce qui concerne les sentiments des personnages. En tout cas, je suis heureuse d’avoir lu le livre avant de voir le film. Un classique de la littérature anglaise qui m’a ravie.

Le ciel était remarquablement pur et le scintillement des étoiles ressemblait aux palpitations d’un même être, réglées par un même pouls. L’étoile Polaire était exactement orientée du côté du vent. depuis la soirée, l’Ourse l’avait tournée extérieurement à l’est, jusqu’à ce qu’elle formât un angle droit avec le méridien. Une différence de lumière, plus théorique que visible en Angleterre, était perceptible cette fois. L’éclat royal de Sirius frappait le regard de ses reflets d’acier ; Capella était jaune ; Aldébaran et Bételgeuse avaient une teinte rouge.

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